Cathy GOBERT

Institut International de Yoga

Année 2017

 

YOGA ARC EN CIEL

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Sommaire

 

-Présentation

-Introduction : le yoga Arc en ciel

 

 

1ère partie : le yoga-arc en ciel,

  • Atteler le corps à……….

  1. L’arc en ciel et les 7 couleurs

  • phénomène optique et météorologique (le prisme des couleurs)

  • mythologie et symbolique de l’arc en ciel

  1. Le pouvoir des couleurs

  • signification des couleurs

  • le pouvoir de guérison des couleurs

  • Introduction à la chromothérapie

  • La chromothérapie en Ayurvéda

  • ….à l’esprit, l’énergie.

  1. Champ énergétique,

  • l’aura

  • Le rayonnement électromagnétique du corps

  • Chakras

  • Nadis

  1. Le Yoga de maitre Khane, l’énergie et les couleurs

  • le mouvement de l’aigle et les 7 chakras

  • circulation de l’énergie, (prana) organes et couleurs

 

2ème partie : le yoga, arc vers le ciel 

  • Atteler l’esprit à l’âme individuelle

  1. Le chemin vers l’âme individuelle

  • Les 8 étapes ou marches vers le ciel

  • Yama, niyama, asana, pranayama, pratyahara, dharana, dhyana, samadhi

  • Asanas

    • La marche égyptienne et les mouvements de l’aigle,

    • la posture de l’arbre,

    • les postures inversées

  • Pranayama

    • Respiration yogique, ujjayi, taoiste, danse du ventre, nadi sodhana

    • Les bandhas et les mudras

  1. B) Aller à la rencontre du soi par le retrait des sens (pratyahara)

  • le mental, l’esprit, la pensée

  • la pleine conscience, le moment présent

  • Atteler l’âme individuelle à l’âme universelle

  1. La concentration (dharana)

  • Définition de la concentration

  • Comment induire la concentration

B°)  Les différentes étapes vers la méditation (Dhyana)

  • La relaxation, Le yoga nidra

  • La méditation –Dhyana

  • Définition méditation

  • Méditation et les couleurs

  • Conclusion :

  • La réalisation du soi – le samadhi

  • -Remerciements

 

 

Ma présentation :

Je suis née en …………………………………………… (partie retirée)

……………  Aujourd’hui, je donne sept cours par semaine, chez moi en Lozère  et en haute-loire et j’anime aussi des stages dans d’autres régions de France.

Le yoga est en route et je suis sur sa route.

Le yoga est la voie vers le ciel. Je vais monter chaque marche de l’Arc en ciel pour me rapprocher de la lumière.

 

 

Le YOGA, Arc en ciel

 

 

Le terme yoga signifie «  agir pour unir » ( yuj= atteler et ghan = accomplir)

Le yoga se présente à l’homme comme une discipline qui peut lui permettre d’atteindre la paix et la libération spirituelle à travers des exercices physiques et respiratoires.

Le yoga, est un art très ancien, il possède des racines religieuses et philosophiques mais ce n’est ni une religion ni une philosophie, c’est un style de vie basé sur la purification physique et spirituelle.

L’inde est un pays plein de couleurs, tout y est coloré, les vêtements, les camions, les temples, c’est ce qui rend ce pays si magnifique, malgré les conditions de vie difficiles.

Pour moi, quand je pense Inde, je pense couleurs et quand je pense yoga, je pense couleurs aussi.

Quant à l’Arc en ciel et ses couleurs, mon admiration devant ce phénomène date de toute petite. Avec mon grand-père, nous l’observions souvent. D’où l’idée de ce mémoire, le yoga et l’arc en ciel (les couleurs) et le yoga arc (pont) vers le ciel (les cieux)

 Le yoga permet avant tout d’atteler le corps à l’esprit, puis l’esprit à l’âme et l’âme à l’Être Universel.

Je considère que la pratique  du yoga a deux objectifs essentiels, interdépendants, qui doivent être reliés entre eux si l’on veut pratiquer un yoga intégral.

Le premier consiste à redonner de la force et de la vigueur au physique, le corps, afin qu’il soit pleinement en harmonie avec le psychisme, l’esprit, l’énergie. Ceci sera l’objet de ma première partie. Le yoga arc en ciel.

Le second objectif est de conduire l’esprit vers la rencontre de l’âme individuelle (atman) pour qu’ensuite l’âme individuelle    s’identifie avec l’âme universelle (brahman). Ceci sera l’objet de ma seconde partie. Le yoga arc vers le ciel.

Tout au long de ce mémoire, nous découvrirons le rôle des couleurs et leur utilisation en yoga

1ère partie : Le yoga arc en ciel

 

Le yoga est une discipline complète qui s’étend à toutes les dimensions de la nature humaine.

Le yoga de Babacar khane  s’appuie sur les techniques de hatha yoga, de chi-kong et de kung fu. En alliant toutes ces disciplines où le vecteur de transmission de l’énergie est le souffle ; son yoga permet d’amener le corps à s’atteler à l’esprit.

Un des outils qu’il  utilise, la visualisation  de couleurs, les couleurs de l’arc en ciel.

  • Atteler le corps 

  1. L’arc en ciel et les 7 couleurs

  • Le prisme des  couleurs

L’arc en ciel est un phénomène optique et météorologique qui rend  visible le spectre continu de la lumière du ciel quand le soleil brille pendant la pluie.

C’est un arc coloré avec le rouge à l’extérieur et le violet à l’intérieur.

La couleur est la perception que nous avons des différentes longueurs d’ondes qui constituent la lumière visible. Cet ensemble de longueurs d’ondes qu’on appelle le spectre de la lumière s’étend du violet (longueur d’onde = 400 nanomètres) au rouge (longueur d’onde = 700 nanomètres). Au-delà de ces longueurs d’ondes, la lumière devient invisible et on entre dans le domaine de l’ultraviolet (rayons responsables du bronzage) et dans l’infrarouge ou rayonnement calorique.

Le spectre de la lumière n’est qu’une infime frange d’une énergie plus générale qu’on nomme rayonnement électromagnétique.  Le rayonnement électromagnétique peut être décomposé en différentes composantes selon leur longueur d’onde ou selon leur énergie, c’est le spectre des ondes électromagnétiques. La décomposition de la lumière en plusieurs franges colorées s’appelle le spectre de la lumière. L’œil est particulièrement sensible à la partie centrale du spectre, la zone verte (555 nm), puis cette sensibilité va en décroisant pour disparaitre dans la couleur violette et dans la couleur rouge. Officiellement, il y aurait 5 couleurs distinctes dans le spectre (rouge, jaune, vert, bleu, violet), Issac Nexton en a identifié sept et a découpé l’arc en ciel en 7 couleurs. (rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, et violet).

La théorie des couleurs de Gœthe est en contradiction avec celle de Newton : selon Newton, la lumière blanche est la superposition de lumières colorées monochromatiques, qui préexistent donc dans la lumière blanche ; et l’arc-en-ciel émanant d’un prisme est dû aux différences de réfringence de chaque longueur d’onde pure lors de la traversée du verre du prisme (réfringence induisant via les lois de la réfraction, une déviation faible pour le rouge, forte pour le bleu). Alors que pour Gœthe c’est la matière même du prisme, milieu « turbide », qui crée la couleur -celle-ci ne préexistant pas.

  • Mythologie et symbolique de l’arc en ciel

« L’arc en ciel a été considéré comme un « pontifex » par de nombreux mythes et légendes fondatrices, et ceci dans le monde entier (chez les Pygmées d’Afrique, en Indonésie, chez certains Amérindiens ou dans le japon ancien (on le nomme le « pont flottant dans le ciel ») L’arc en ciel est présenté comme un pont ou un chemin.

Il peut être emprunté par des dieux, des chamans, sorciers ou héros légendaires, pour circuler entre la terre et un autre monde ou entre deux points éloignés de la terre.

Dans la mythologie grecque, ce chemin entre ciel et terre a été créé par la messagère IRIS.  En Asie, il évoque aussi l’arc de Shiva, qui ressemble à l’arc en ciel selon les textes.

Il évoque aussi l’illumination de bouddha, qui redescend du ciel par cet escalier aux sept couleurs, dont les rampes sont deux serpents (nâga)

Ces sept couleurs sont présentes aussi en Inde et Mésopotamie ;  elles représenteraient  les sept niveaux des cieux.

L’origine de cette symbolique pourrait être que toutes les couleurs y sont réunies (chaudes et froides, yin et yang pour les chinois).

Le nombre 7 est par ailleurs fréquemment considéré dans le monde indo-européen de manière positive et comme un chiffre sacré.

Les 7 couleurs de l’arc en ciel correspondent aux  7 couleurs associées aux chakras, est-ce un hasard   ?

De plus, il est dit que  les couleurs auraient un pouvoir sur le corps.

  1. B) Le pouvoir des couleurs

  • signification des couleurs

Dans la vie quotidienne, on parle des couleurs comme si elles avaient une signification : la vie en rose, vert de rage, époque dorée, roman noir, être dans le rouge…Il semblerait que chaque couleur ait un sens et une interprétation presque universelle, aussi bien dans les sociétés très développées comme dans les plus primitives

Le classement même des couleurs en couleurs chaudes et couleurs froides nous prédispose déjà à des sensations concrètes, associées aux expériences que nous vivons tous avec elles.

D’ailleurs, selon le principe de la chromothérapie, les couleurs pourraient nous apporter des stimuli jouant sur la modification de certaines humeurs qui affectent l’équilibre global de la personne. Selon les adeptes de la chromothérapie, les couleurs pourraient calmer ou même augmenter l’énergie vitale, ou encore corriger certains troubles.

Les couleurs auraient un pouvoir, un pouvoir de guérison.

  • Le pouvoir de guérison des couleurs

  • Durant l’Antiquité, les couleurs étaient utilisées en complément d’autres thérapies médicinales, aussi bien dans la médecine hippocratique que dans celle d’Avicenne au IXème siècle. Elle était alors largement utilisée aussi bien dans les cultures occidentales ou plus lointaines, comme la médecine ayurvédique qui associe les couleurs aux chakras.

  • La chromothérapie en Ayurvéda

En Médecine Ayurvédique, l’Ayurvéda  appréhende l’individu comme une unité corps-âme-esprit. Elle s’appuie sur la philosophie du samkhya, selon celle-ci l’être humain est la réplique de l’univers en miniature.

Tous les deux sont constitués des cinq éléments (l’éther, l’air, le feu, l’eau, la terre).

L’Ayurvéda groupe les cinq éléments selon trois typologies ou humeurs de base, les doshas, (vatha, pitta, kapha) qui correspondent chacun à un niveau du corps

Él.éments

principes

doshas

région du corps

organes

ether – akasha

espace

Vata

3ème oeil

organes creux

air – vayu

mouvement

Vata

3ème œil au coeur

respiration, les influx

feu – tejas

énergie radiante

assimilation

Pitta

Cœur au coccys

le sang, la circulation

eau – jala

force de cohésion

Pitta

Coccys aux genoux

fluides corporels, le plasma, la lymphe

terre – prithivi

masse/structure

kapha

Pieds aux genoux

les os, les cartilages, ongles, les cheveux, les dents, la peau

En ayurvéda, la chromothérapie est utilisée pour soigner.

Elle considère que le chiasme optique et la glande pinéale sont sensibles à la lumière, que le cheminement optique va permettre ainsi de colorer tout le cerveau. Chaque particule de couleurs a une vibration spécifique. Ces vibrations vont influencer les doshas, les augmenter ou les diminuer ou les équilibrer.

La chromothérapie en pancha-karma utilise le rouge, le jaune, le vert, le bleu et l’indigo.

Chaque couleur influence les doshas :

Le Rouge augmente le PITTA, diminue le KAPHA, et augmente le VATA

Le Rouge est à 600 vibrations par seconde.

Le Rouge met en couleur le Pitta, va  stimuler les globules rouges et améliorer les capillaires, l’état des lèvres et des ongles

Son utilisation est conseillé en  cas d’anémie.

Le rouge se prolonge vers le MAMSA DATHU (tissus des muscles),  il a  des propriétés d’échauffement en cas de raideur musculaire.

Mais, le Rouge c’est aussi la couleur symbole de danger, d’opération, de saignements, d’accident, de colère, de haine, de jalousie ; alors trop de rouge crée des rougeurs et de la photosensibilité.

Le rouge est la couleur du soleil levant, de la planète Mars.

À la source des chakras, le Rouge fait partie de nos racines. (Muladhara).

Le Jaune est aussi une couleur PITTA

À 1000 vibrations par seconde, c’est le plasma cytoplasme, la bile.

Le Jaune améliore la digestion, l’assimilation.

Le Jaune stimule le système circulatoire lymphatique, fait travailler la vésicule biliaire.

Le Jaune stimule l’attention, procure joie (ojas)  et dignité. C’est aussi la couleur de l’or, il amène richesse et prospérité.

Le Jaune représente la planète Jupiter dans le rayonnement de soi-même.

 

Le Vert, diminue le PITTA, augmente le KAPHA, et diminue le VATA

À 1200 vibrations par seconde.

Le Vert est la couleur de la chlorophylle, la couleur des légumes à feuilles.

La couleur verte capture le dioxyde de carbone pendant la journée et le libère la nuit.

Le Vert est une couleur froide, apaisante, amenant la guérison.

Le Vert fait vibrer la rétine.

C’est la vibration des particules de lumière au niveau des bâtonnets qui stimule les molécules Kapha.

La couleur verte stimule la rate et aussi  le pancréas, ce qui permet de  réguler le taux de sucre dans le sang. La membrane cellulaire  est stimulée via la lumière.

Quand une particule se déplace, elle crée de la lumière par son rayonnement.

Le Bleu diminue le PITTA, diminue le KAPHA, et augmente le VATA

1400 vibrations par seconde.

Le ciel est bleu car les particules de lumière du soleil passant à travers des particules ionisées donnent cette couleur bleue.

L’horizon paraissant plus bleu pâle à cause de la présence de particules de poussière.

Le Bleu est une couleur froide apaisante, relaxante.

Le sang des veines passe à travers les veines bleues, car l’iode qui stimule la circulation veineuse est bleu.

La couleur bleue soigne le foie, est utilisée pour l’hépatite, la jaunisse et des inflammations aiguës.

C’est la couleur de l’air, couleur de SHIVA, KRISHNA, VISHNOU. , couleur de  la planète SATURNE.

L’ Indigo , mélange de bleu et de rouge.

L’indigo est à 1600 vibrations par seconde.

L’indigo, symbole de conscience, du flux de conscience.

Très lié avec l’épiphyse et l’hypophyse.

C’est le mouvement de la conscience dans une direction particulière.

«Je suis conscient que je suis conscient».

La vraie méditation est en conscience, le flux de la conscience pénétrant dans la conscience cellulaire.

Le Violet est  l’équilibre des trois constitutions (doshas )

Etat  que cherche à atteindre le yogi, la pure conscience, la connaissance du soi, la faculté de discernement qui amène vers la conscience.

En Ayurveda, on considère qu’il faut soigner son corps pour soigner son âme, le corps est le véhicule de l’âme.

Nous venons de voir que les couleurs émettent des vibrations. Ces vibrations sont transmises par le circuit énergétique de notre corps. Nous percevons les couleurs grâce à la vue et la vue est l’un de nos 5 sens.

En fait, toutes les  informations de l’extérieure de notre corps arrivent au cerveau par les 5 sens (l’ouïe, le toucher, le goût, l’odorat et la vue)

Le cerveau est constitué de  neurones et les neurones composés d’un corps, d’axone et de dendrites. Les neurones communiquent entre eux par la synapse. Les dendrites se fabriquent continuellement (sous la condition de leur apporter de l’information) et vont ainsi se connecter aux autres dendrites des autres neurones. Les neurones, c’est l’autoroute de l’information. .La pensée n’est en fait que la communication des neurones entre eux. La pensée est   une forme d’énergie.

Le système nerveux et le cerveau constitue le circuit électrique

Le circuit énergétique lui est alimenté par l’énergie universelle, le prana, sans prana pas de vie.

  • l’esprit, l’énergie

  • A) Le champ énergétique individuel,

    • L’Aura

Le champ énergétique est alimenté par une source commune qui porte le nom d’énergie vitale universelle, de « prana » en inde  ou de « chi » en chine ou  « ki » au japon.

Dans l’antiquité, les guérisseurs étaient convaincus que la clé des états physiques, psychiques, émotionnels et spirituels d’une personne résidait dans l’Aura.

Cette théorie est reprise par les médecins travaillant dans le domaine énergétique qui considèrent que ce champ vibratoire est constitué de 7 strates concentriques enveloppant le corps physique comme autant de poupées russes, et des informations codées relatives à notre état de santé passé, présent et futur y seraient inscrites.

Aux Etats Unis et en chine, des spécialistes à la pointe de la recherche affirment aujourd’hui que la réalité du champ bio électromagnétique :

«  L’aura  de chaque être vivant  est une certitude. Ainsi, grâce à une technologie développée dans le cadre du programme spatial de la NASA, le Dr Valérie V. Hunt, neurophysiologiste et psychologue, a démontré scientifiquement l’existence de deux types principaux d’énergie électrique : le premier, courant alternatif propre au système nerveux et au cerveau, régit muscles, secrétions hormonales et perception sensorielle ; le deuxième, rayonnement électromagnétique permanent émis par les atomes de notre corps, permet un échange d’énergie entre les êtres vivants et leur environnement ».

  • le rayonnement électromagnétique du corps

« Ce que nous considérions autrefois comme de la matière solide constituée d’atomes ressemblant à des « boules de billard » est, si on se réfère à la physique quantique, un espace vide à 99,9999% ou seule est présente l’énergie. Ce qui nous permet d’expliquer ainsi le fait que nos chakras et notre aura échappent à notre perception : ce sont des champs énergétiques présentant une fréquence vibratoire d’ordinaire indétectable par l’œil ou le cerveau.

. L’énergie en présence est d’ordre mental, ce qui explique l’importance de la liaison corps-esprit pour notre santé physique, émotionnelle et psychique.

Le circuit  électromagnétique, circuit de l’âme, est contenu dans le cœur, dans le chakra du cœur  (anahata)

Dans la tradition hindoue, le mot « chakra » désigne un centre de force d’énergie subtile. En sanskrit, chakra signifie « roue ».
Les chakras sont des centres de conjonction de courants d’énergie qui circulent le long de la colonne vertébrale.

  • Les chakras

Les chakras fonctionnent comme des clapets reliés entre eux et à ouverture autonome qui distribue « le courant électrique » de l’énergie vitale universelle du corps. Quand un dérèglement ou un blocage survient, que l’énergie soit excessive ou déficitaire, cela va affecter une partie du réseau, et se répercuter partout ailleurs.

Quoique n’ayant pas d’existence anatomique, les sept chakras majeurs sont en rapport avec un nombre de fonctions biologiques différentes.

Les chakras relient le moi corporel, visible constitué par la moelle épinière ainsi que les systèmes neuro-végétatif et endocrinien à notre corps subtil, à notre aura (l’enveloppe d’énergie vibratoire).

Emplacement des chakras dans le corps

chakras

Les canaux où passent l’énergie vitale ou Prana s’appellent les Nadis.

  • Les nadis

Le circuit énergétique est composé de plus de 72000 nadis. Ils partent de la base de la nuque et se répartissent dans tout le corps en passant par les 7 chakras majeurs.

Ida, Pingala, et Sushumna sont les trois principaux nadis.

  • Ida, canal de l’énergie yin, il régit la force mentale, les perceptions psychiques et extrasensorielles. Ida représente l’élément féminin, correspond à la lune. Son énergie est froide, ascendante, de couleur bleue, et est en relation avec les éléments terre et eau. Ida influence le système nerveux parasympathique qui transmet les impulsions aux organes pour stimuler leur fonctionnement. Ida représente notre subconscient, libère des peurs et des sentiments de culpabilité. Il est relié à l’hémisphère droit.

  • Pingala, c’est le canal de l’énergie yang, il régit la force physique, représente l’élément masculin, correspond au soleil. Son énergie est chaude, descendante, de couleur rouge. Pingala influence le système nerveux sympathique ; stimule l’activité musculaire. Il est relié à l’hémisphère gauche du cerveau, pingala est responsable des capacités de raisonnement, d’analyse et de logique.

Ida et Pingala s’entrecroisent aux niveaux des chakras Ils entourent Sushumna (autre nadi important)

  • Sushumna, se situe à l’intérieur de l’épine dorsale et correspond à la moelle épinière. Sans le confondre avec le système nerveux central ou cérébro-spinal, il serait en relation avec lui. L’énergie de ce canal est neutre, c’est le canal le plus important Il représente l’inconscient, il constitue le supra mental, l’abolition de la dualité, l’éveil.

Le yoga permet d’équilibrer l’énergie des nadis.

 

  1. B) le yoga de Maitre khane, l’énergie et les couleurs

Le yoga de Maitre Khane prend en compte cette dimension,   le  travail sur l’énergie.

Dans la posture du Ka, les bras représentent les deux nadis Ida et Pingala.

Ida, c’est le monde  intérieur qui  s’équilibre avec pingala, le monde extérieur afin que le sushumma, monde transcendantal commence à fonctionner en samadhi.

La posture du chandelier (ka) favorise le souffle. Elle permet l’union de l’individu à l’Etre infini.

En inde, la déesse Caytanya adopte aussi cette  posture.

 caytanya

  • Le mouvement de l’aigle et les 7 chakras

Dans le mouvement de l’aigle, Ida et Pingala vont s’équilibrer car chaque posture à une  correspondance avec  un chakra, à mesure que  le mouvement monte les sept chakras vont s’ouvrir.

Cette  technique peut à chaque étape par la visualisation de  la couleur du chakra correspondant.

Les chakras ouverts, énergie Universelle (le prana) peut circuler

  • La Circulation de l’énergie vers les organes en utilisant les couleurs

Babacar khane utilise aussi souvent des techniques de circulation de l’énergie inspirée du chi kong. L’énergie ou le « chi » pour les chinois (le prana pour les yogis) passe de points en points énergétiques par deux canaux ou méridiens. Le méridien (vaisseau  gouverneur)  qui part du bas du corps et monte sur l’arrière de la colonne et arrive au troisième œil, le méridien (vaisseau conception) qui part du bas du corps monte sur la face antérieure du corps jusqu’au- dessous des  deux yeux.

D’ailleurs, certains de ces points énergétiques sont en correspondance avec les chakras comme par exemple le Yintang, point situé à l’emplacement du « troisième œil », ou pour Baihui, point situé au sommet du crâne.

Babacar Khane explique : « Fixer son attention sur un organe ou un centre subtil, ressentir la pulsation de l’énergie cosmique, permet de retirer l’énergie des autres parties du corps et de la focaliser sur le point de concentration voulu. »

Cette technique permet de rassembler en un point toute l’énergie.

Pour augmenter l’efficacité de cette technique, on peut  l’accompagner de l’émission  de sons précis.  En effet, les sons émettent des vibrations. Ces vibrations ont des fréquences et ces fréquences  détiennent le pouvoir de guérir les cellules.

Les sons comme les couleurs possèdent ce pouvoir.

organes

couleurs

sons

foie

Turquoise, verte

HU

coeur

rouge

HA

estomac

jaune

HO

poumons

blanche

HI

reins

sans couleur

Tsi

La circulation de l’énergie est facilitée par le souffle. Le travail du souffle  est primordial

Le souffle c’est la vie, le premier souffle insuffle la vie le dernier souffle amène la mort du corps.

« Prana est la force qui fait mouvoir l’énergie, ce n’est pas le souffle, mais ce qui s’exprime à travers le souffle. »

Pranayama est le contrôle de l’énergie vitale. La respiration physique est le dédoublement de la respiration subtile, ou celle de l’énergie. Pour cette raison, on se sert des techniques respiratoires comme moyen de contrôle de l’énergie. Plusieurs  techniques respiratoires se  présentent à nous en yoga.  Ce point sera abordé dans ma deuxième partie.

L’arc en ciel est un pont du ciel vers la terre vers la matière (prakriti). Le yoga est un arc vers le ciel (purusha).

 

 

2ème partie : Le yoga arc vers le ciel

 

  • Atteler l’esprit à l’âme individuelle

Selon Patanjali, « Le yoga est l’inhibition des modifications mentales ». Il considère qu’il y a plusieurs étapes dans le yoga avant d’atteindre cet état de calme.

  1. Le chemin vers l’âme individuelle

Patanjali donne un large éventail de techniques qui, lentement, harmonisent le mental et affinent peu à peu la perception. Cependant, la graduation essentielle de Patanjali se ramène à huit étapes fondamentales.

  • Les huit étapes  ou marches vers le ciel

  • Yama: le code social comporte cinq aspects (ahimsa : non-violence entre tout être de tous les règnes humain, animal, végétal, minéral, satya : vérité, asteya : honnêteté, brahmacharya : maîtrise sexuelle ou modération , aparigraha : non possessivité, non cupidité ;ksama : mansuétude ; dhriti : intellect stable ; daya : compassion ; arjava : droiture ; mitahara : sobriété ; sauca : propreté. Les yamas ont pour but d’harmoniser les relations sociales  entre les individus.

  • Niyama: le code personnel comporte aussi cinq aspects (sauca : propreté, santosha : contentement, tapas : austérité, svadhyaya : étude de soi, isvarapranidhana : abandon à la volonté cosmique. astiya : croyance ; danam : charité ; hri : modestie ; japa : récitation de mantras  Les niyamas ont pour but d’harmoniser les relations que l’on a  avec soi-même.

  • Asana : Les postures du yoga, font passer du plan physique au plan spirituel

« La posture apporte la stabilité du corps et l’équilibre du mental » Patanjali

  • Pranayama: la maitrise du souffle. La pratique du contrôle du souffle nous conduit à un mental pur. Il y a trois fonctions importantes dans le souffle, l’expiration, l’inspiration et la rétention.

  • Pratyahara: Le retrait des sens, se rassemble vers l’intérieur.

Cette pratique vise à surveiller et empêcher le mental à l’extériorisation afin de pouvoir diriger la perception vers l’intérieur. C’est le contrôle des 5 sens (odorat, vue, goût, son, toucher)

  • Dharana : La  On peut utiliser des méthodes variées pour induire la concentration. Dharana requiert une pratique régulière et persistante.

Ce qui va nous amener petit à petit vers dhyana

  • Dhyana: La méditation.

Ces deux points dharana (concentration) et dhyana (méditation) seront développés plus loin dans mon mémoire ainsi que le  samadhi

  • Samadhi: La supra-conscience

Ces cinq premières étapes décrites par Patanjali (yama, niyama, asana, pranayama, pratyahara) constituent les pratiques ésotériques ou bahiranga (externes) du yoga. Elles préparent progressivement l’ensemble psychophysique aux trois étapes suivantes (dharana, dhyana, et samadhi).

  •  Asanas et pranayamas

Asanas se prononcent  Azana, en sanskrit,  ce qui signifie se connaitre, connaitre les possibilités du corps.

Tenir un asana, amène le calme grâce au souffle.

Doucement la respiration s’installe. Inspire, rétention poumons pleins, expire.

Le souffle devient de plus en plus lent, amène à la fluidité du corps, la fluidité de l’énergie, fluidité de la pensée, jusqu’à la disparition de toute pensée, l’état de suspension, de non contrôle, le lâcher-prise et l’état méditatif.

L’asana statique permet la pacification du mental. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’amener son attention dans le corps et d’être conscient de sa respiration.

La coordination entre respiration et posture demande une forte vigilance. On peut par exemple,  le constater dans l’exécution du mouvement de l’aigle avec la marche égyptienne

  • Description du mouvement de l’aigle et de la marche égyptienne

Debout, les pieds serrés, bras le long du corps

Sur l’inspire, nous soulevons simultanément la jambe droite et fermons les poings

Expire, nous reposons la jambe droite au sol, les bras se plient et les poings aux épaules

Inspire, jambe gauche se lève, et les coudes se lèvent les poings vont aux épaules

Inspire la jambe droite se lève, on continue le mouvement de l’aigle et sur l’expire la jambe droite se pose et ainsi de suite

Puis on redescend le mouvement de l’aigle étape par étape en levant une jambe sur l’inspire et en la redescendant sur l’expire tout  en effectuant une marche en arrière

Cette série favorise la concentration, il faut être centré pour pouvoir coordonner les mouvements des bras, les jambes et la respiration.

  • Toutes les postures d’équilibre sont bénéfiques pour favoriser la concentration et la pleine conscience

Par exemple,  l’arbre  (vikrasana)   indien ou l’arbre égyptien en visualisant  la couleur bleue turquoise au niveau du foie. (Foie, relation avec les yeux et l’équilibre)

On peut préparer  cette posture avec les mouvements de l’aigle et la marche égyptienne.

  • posture de l’arbre

Inspiration, nous posons notre pied droit contre notre jambe gauche sur le côté

  • pour l’arbre indien, nos mains seront collées l’une à l’autre au -dessus de notre tête

  • pour l’arbre égyptien les bras restent en posture du chandelier ; nous restons ainsi plusieurs respirations

  • Toutes les postures inversées sont aussi bénéfiques pour favoriser la concentration :

  • la Charrue (halasasana)

  • la chandelle (sarvagansa)

  • la pince debout (padahastasana)

  • le rocher ou lapin

  • Le trépied (vrishasana)

  • La posture sur la tête (shirsasana)

  • le pont ou ½ pont (setu-bandhasana)

  • Les pranayamas

L’objectif   du  pranayama est de contrôler son souffle avec pour résultat final le calme mental et la tranquillité du système nerveux.  Pranayama est le contrôle de l’énergie vitale. La respiration physique est le dédoublement de la respiration subtile, ou celle de l’énergie.

Il y a trois fonctions importantes  dans le contrôle du souffle : l’expiration, l’inspiration et la rétention.

Différentes respirations se présentent à nous dans le yoga.

  • La respiration yogique complète

Elle comporte trois phases : respiration abdominale, costale, claviculaire.

-La respiration abdominale : allongé sur le dos, les mains l’une sur l’autre et posées sur le ventre,   inspire le ventre se gonfle, expire le ventre se vide. Cette respiration  agit directement sur le diaphragme, produisant ainsi un puissant massage des organes.

-La respiration costale :  les mains sont posées sur les côtes, bras au sol,

Inspire en écartant les côtes, expire en rapprochant les côtes.

-La respiration claviculaire :  les mains posées sur les clavicules et les bras toujours au sol, inspire en soulevant les clavicules et expire en les abaissant.

La respiration complète comporte les trois respirations, Inspire par le ventre, diriger l’air vers les côtes puis les clavicules, expire, en vidant le ventre, puis les côtes, et enfin les clavicules.

  • La respiration ujjayi (respiration par la gorge)

On inspire  en rapprochant le menton de la gorge ; laisse passer l’air on  entend un léger bruit d’arrière gorge (son SSSSààà)  et on expire en émettant son HHH,ààà.

Cette respiration se rapproche de celle du dormeur.

  • Respiration inversée  (respiration taoïste)

  • On inspire, on creuse le ventre

  • On expire on gonfle le ventre

  • Danse du ventre 

  • On Inspire en gonflant le ventre, Rétention poumons pleins

  • On Fait faire au ventre des va-et-vient

On peut accompagner cette technique des trois bandhas

Cette respiration se fait aussi poumons vides (sans les bandhas)

Un  bandha c’est une ligature, une contraction d’une partie du corps. La mise en place d’un bandha a pour objectif de bloquer, de retenir le prana à l’intérieur du corps. Il existe trois bandhas :

  • Mula Bandha – contraction qui débute à l’anus, inclut le muscle du périnée et monte jusqu’au nombril

  • Uddiyana Bandha – élévation du diaphragme, par rétraction abdominale

  • Jalandhara Bandha – fermeture de la gorge en rapprochant le cou, le menton du creux laissé par les clavicules au sommet du sternum.

Pranayamas calmants Nadi shodana et chandra bedhana

  • Nadi shodana

C’est la combinaison de la respiration de la lune et la respiration du soleil

Tout d’abord, voyons La respiration de la lune (Chandra bedhana)

L’inspiration se fait   côté Gauche  uniquement et l’expire côté droit,

Respiration ventrale, l’index et le majeur de la main droite sont  posés  au 3éme œil

Le pouce droit  ferme la  narine droite, on inspire  narine gauche

L’annuaire ferme la narine gauche, on expire  narine droite

Puis on recommence inspire narine gauche, expire narine droite

Pratiquer 12 fois, cette respiration permet de retrouver le calme.

Cette respiration apporte du calme grâce à Ida.

Ida, le nadi, de l’énergie  lunaire transporte le prana lunaire et ascendant.

Ida part de la base de l’épine dorsale, à l’extrémité droite du coccyx (région du périnée) pour aboutir à la narine gauche.

La respiration du soleil (Surya bedhana) est l’inverse de la respiration de la lune. C‘est à dire que l’inspiration se fera côté droit uniquement et l’expiration côté gauche uniquement. C’est, le côté solaire. Le prana solaire est véhiculé par pingala et est ascendant.

Pingala part de la narine droit, pour aboutir à la base de l’épine dorsale (région du périnée), à l’extrémité gauche du coccyx

Nadi shodana, c’est la combinaison de ces  deux respirations. Cette respiration équilibre le système neuro-végétatif.

On  peut la pratiquer  avec le mudra, jnani mudra ou chin mudra.

Dans la médecine indienne, antique de l’Ayurveda, les doigts sont associés à des parties du corps, aux chakras et en  relation avec les 5 éléments.

Chaque mudra, sceaux d’énergie, tenu avec calme et concentration,  calme  et apaise l’activité cérébrale, permet la régénération, la guérison. Là aussi, correspond un son (mantra) pour chaque doigt.

doigts

éléments

couleurs

mantra

région du corps

organes

pouce

éther

Bleu, violet

Ham

d’ajna au-dessus tète

cerveau

index

air

obscurité

yam

cœur au 3 me œil

poumons

majeur

feu

rouge

ram

du coccyx au cœur

coeur

annulaire

eau

blanc

vam

des genoux au coccyx

reins

auriculaire

terre

jaune

lam

des pieds aux genoux

Estomac/ventre

La respiration amène la transformation biologique du corps< ;

Yoga Chudamani Upanishad III-113

« Douze cycles prolongés de pranayama mènent à pratyahara.

Douze cycles prolongés de pratyahara mène à dharana.

Douze cycles prolongés de dharana mène à dhyana.

Douze cycles prolongés de dhyana mène  au samadhi. »

Pratiquer le yoga, c’est apprendre à être conscient de soi, de son corps de ses limites mais aussi de son mental et de sa respiration. 

Le pranayama permet d’avancer vers la spiritualité .Quand la posture est maitrisée ainsi que le souffle, le yoga nous livre son secret.

Cette évolution implique, au préalable, un travail sur le  «  moi » pour aller vers  «  le soi »

 

  1. Aller à la rencontre du soi par le retrait des sens (Pratyahara)

Si l’on définit, pratyahara : c’est une élimination progressive des distractions extérieures mais pour y parvenir il faut découvrir qui l’on est.

 

  • Qui suis-je ?

Poème de Babacar Khane, le yoga de la prière

« Qui suis-je ?

Suis-je ces objets qui m’entourent,

Suis-je  ces habits,

Suis-je  ce corps ?

Suis-je la mémoire, le cerveau ?

Qui parle à travers moi, regarde à travers mes yeux ?

Qui agit, aime ou déteste à travers moi ?

Quelle est ma véritable nature ?

Suis-je objectif dans ma vision ?

Ou,  suis-je une marionnette emportée par le vent de la déraison ?

Suis-je les sentiments négatifs,

La colère, l’orgueil, la jalousie ?

En vérité, en vérité, je te le dis : ce que tu réalises, cela tu le deviens

Ô ami, réalise qu’au fond de ton être sommeille une perle d’éternité qui n’est pas née

et qui ne mourra jamais …

Ce que tu réalises, cela tu le deviens.

Poussière, si tu vois la poussière ; lumière, si tu vois la lumière »

  • Le mental, la pensée, l’esprit

« Ce qui est appelé « mental » (budhi) est une merveilleuse force inhérente au Soi par laquelle toutes les pensées s’éveillent. En dehors des pensées, le mental n’existe pas. Aussi la pensée constitue-elle la nature du mental. Dans le sommeil profond, il n’y a ni pensée ni monde. Dans les états de veille et de rêve, les pensées sont présentes, ainsi que le monde. Tout comme l’araignée tire d’elle-même le fil (de la toile) et le résorbe en elle-même, le mental projette le monde en dehors de lui-même et le résorbe en lui-même » (exemple tiré des enseignements de Sri Ramana Maharshi)

Le mental a deux aspects, le mental inférieur (manas) qui correspond à notre personnalité et le mental supérieur (budhi) qui est un pont entre le moi et le soi, permet le discernement.

Il est nécessaire d’aller à la  découverte de son esprit, de ses mécanismes de pensées, de ses peurs, de ses contradictions ; pour  connaître son esprit il faut l’observer, sans jugement.

« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les cieux », comme nous le dit Babacar Khane.

Pascal disait aussi  « Méditer, c’est apprendre à connaitre notre esprit »

  • La force de la pensée.

Le cerveau fabrique des scénarios, des schémas de pensée qui sont si profondément ancrés en nous qu’il est difficile de se reprogrammer. Chaque fois, que nous formulons une pensée précise, une voie neurologique se crée dans notre cerveau doucement puis se renforce, la formulation répétitive d’une pensée va créer une voie.

Les affirmations positives endorment le cerveau. Plus nous prononçons des phrases positives et optimistes plus la probabilité est grande pour que nous changions nos modes de pensée et comportements antérieurs.

« La pensée crée l’action, l’action crée l’habitude, l’habitude crée le caractère, le caractère crée la destinée » Lao Tsé.

Le Bouddha Shakyamouni a dit :

« Nous sommes ce que nous pensons

Tout ce que nous sommes s’élève de nos pensées.

Avec nos pensées, nous créons le monde….

Nous sommes ce que nous pensons……. ».

Se connecter à son soi, c’est aller à la rencontre de sa divinité.

Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité, que Brahmâ, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette. Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre. » Mais Brahmâ répondit : « Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera. « Alors les dieux répliquèrent : « Dans ce cas, jetons la divinité de l’homme dans le plus profond des océans ». Mais, Brahmâ répondit à nouveau : « non, tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface. »

Alors les dieux mineurs conclurent : Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour. » Alors Brahmâ dit : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme ; nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher ». Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en Lui ».

 

  • La pleine conscience, le moment présent

Dans son ouvrage, « le pouvoir du moment présent » Eckhart Tolle, nous démontre qu’il est possible de vivre sans souffrance, sans anxiété et sans névrose. Mais pour atteindre cet état d’éveil, nous devons arriver à comprendre que nous sommes, nous- mêmes les créateurs de notre propre souffrance. Que notre  mental, et non pas les autres ou le monde environnant, reste à l’origine de nos problèmes.

C’est notre propre mental  avec son flot presque continu de pensées, qui se soucie du passé et s’inquiète de l’avenir. Nous faisons la grave erreur de nous identifier à lui en pensant que c’est ce que nous sommes.

Nous sommes constamment aspirés par le futur, totalement incapables de vivre la moindre minute de notre vie. Le miracle, c’est de vivre profondément le moment présent.

Le passé, c’est le passé, le futur n’est pas encore là, la seule chose que nous ayons c’est le moment présent.

La construction mentale nous cache souvent la réalité derrière un voile d’opinions, de préjugés et de vues erronées. En s’attachant à un système de concepts, on ne peut que se retrouver bloqué.

La réalité est la réalité, il ne faut pas s’attacher à un concept philosophique.

Le « satipathana sutta » Soutra de l’établissement de la conscience dit « que les choses sont là et que je suis là. Je suis présent  en harmonie avec ma respiration, conscients de mon corps, de mes pensées et mes gestes ».

Tchich Nhat Hanh ,maitre Zen vietnamien , a écrit « Le miracle de la pleine conscience ». Il explique que le but «  être pleinement conscient de son être dans le moment présent » c’est à dire garder une conscience éveillée à la réalité présente. Chaque acte doit être accompli dans la pleine conscience. Chaque jour, chaque heure doit être passée en pleine conscience.

Jusqu’à pratyahara, le travail sur soi consiste en une élimination progressive des distractions extérieures, tandis que les pratiques à partir de dharana visent à enraciner les pensées perturbantes et les manifestations psychiques afin que le mental cesse de fonctionner.

Le mental est associé au corps, le souffle est associé à la conscience et la conscience à l’âme

  • Atteler l’âme individuelle à l’âme universelle

  • A) La concentration ou dharana

    • Définition de la concentration

Patanjali a défini la concentration comme la convergence de tous les sens sur l’âme individuelle.

«  Action de réunir en un centre, rassembler en un même lieu, fixer son attention avec intensité … »

La concentration ou dharana est la relation d’attention du mental à un secteur déterminé.

Si on reprend la définition du yoga de Patanjali

« Le yoga est l’arrêt de l’activité automatique du mental … Alors se révèle notre centre, établi en lui-même. »

On comprend mieux toutes ces expressions populaires  «  Sois centré, ne t’éparpille pas  etc… »  Elles font référence au centre, à notre soi intérieur.

À l’heure actuelle, de nombreuses personnes se plaignent de perte de mémoire ; en réalité ce n’est qu’un problème d’attention et de concentration. Trop de «toujours plus vite, de  zapping, de non présence dans les actes faits » et la mémoire est accusée.

La respiration est l’outil naturel pour lutter contre la dispersion et revenir à la pleine conscience. La respiration permet de développer le pouvoir de concentration. C’est par la respiration que l’on peut atteindre l’éveil. La respiration doit être calme et silencieuse ; maîtriser sa respiration, c’est contrôler son corps et son esprit.

  • Comment induire la concentration.

Le yoga de  Patanjali  utilise  le symbole psychique comme point focal de concentration interne. Mais ce peut être  le guru, une divinité, un mantra,  son chat ou tout ce qu’on veut.

Le symbole doit être si prenant que tout l’être soit submergé et s’y retrouve absorbé.

Dharana requiert une pratique régulière et persistante

Pour clore ce point sur la concentration, je vais vous raconter une légende hindoue :

Un homme qui s’exerçait depuis quelques temps à la méditation vint voir Ikkyu. Il laissa son parapluie et ses chaussures trempées devant la porte et entra.

Quand il eut terminé de présenter ses respects au maître, celui-ci lui demanda s’il avait déposé son parapluie à gauche ou à droite de ses chaussures. Vous vous attendez à ce qu’un maître vous interroge sur Dieu, la montée de la kundalini, l’ouverture des chakras, l’apparition des lueurs dans votre tête. Ikkyu s’enquit tout simplement d’un parapluie. Ne vous y trompez pas, la question était pertinente. Le visiteur fut incapable de répondre. Qui se soucie de retenir si un parapluie se trouve à gauche ou à droite d’une paire de souliers ? Pour Ikkyu, ce défaut d’attention était significatif. Il refusa d’accepter l’homme comme disciple. Retournes méditer sept ans de plus, lui dit-il. Sept ans pour une si petite faute ! S’exclama le candidat.

Aucune faute n’est grande ou petite, répondit Ikkyu.

Tu ne vis pas de façon méditative, c’est tout ».

Qui n’a pas connu cette situation ? La  recherche des clefs, des lunettes etc… Beaucoup de nos actes de tous les jours ne sont pas faits en pleine conscience. Nous ne sommes pas centrés.

La concentration (Dharana) amène à la méditation (dhyana).

  • B) les différentes étapes vers la méditation (dhyana)

Le rôle de la respiration (pranayamas) dans la relaxation est primordial.

  • La relaxation

  • le yoga nidra

Nidra, en inde c’est la déesse du sommeil. Le yoga nidra est une technique qui  permet d’approcher l’état de sommeil conscient.

Le yoga nidra apporte une relaxation physique, émotionnelle et mentale

La technique suit un protocole spécifique.

Tout d’abord, une rotation de la conscience qui consiste à ressentir les différentes parties du corps, en débutant de la main, doigts de la main, dessus de la main, poignet, coude, épaule etc. de manière rapide et rythmée..etc.

Ensuite, l’observation de son souffle, ainsi la respiration se calme, elle devient douce et fluide. Un décompte des inspirations et expirations amène dans cet état de relaxation, permettant aux émotions de se libérer.

Enfin, la relaxation mentale se met en place dans ce sommeil conscient, c’est-à-dire que le corps semble endormi mais la conscience est toujours là. A ce stade, l’évocation d’images (fleurs, paysages, animaux . 😉 va continuer à éliminer les éléments perturbants du conscient et du subconscient.

Pour finir, l’utilisation du sankalpa (pensée positive) en début et fin du protocole

Le yoga nidra, par l’écoute attentive de la voie fait « voyager » vers le centre de soi-même.

« Le yoga nidra est le tranquillisant yogique, le moyen naturel d’établir l’harmonie dans tout l’organisme » Swami Satyananda

  • La méditation

 

Définition de la méditation

C’est une technique qui amène à un état de calme de l’esprit où il n’y a plus de parasites entre l’esprit et l’objet sur lequel on se concentre.

Patanjali écrit que la méditation «  dhyâna est le fait de maintenir son attention exclusive sur un seul point »

Sri Aurobindo  écrit au sujet du point de concentration

« Le centre de la vision, de la concentration  est entre les sourcils, au milieu du front (3ème œil/AJNA  en  sanskrit) quand il s’ouvre, on obtient la vision intérieure, on voit les formes, et les images intérieures des choses et des gens, et on commence à comprendre les choses et les gens de l’intérieur et pas seulement de l’extérieur ».

L’homme a  donc, deux variétés de regard :

–          Le regard externe, l’image est transmis au centre visuel du cerveau et le mental interprète cette image.

–          Le regard interne, l’œil interne (ajna) appartient au monde subtil et est nécessaire à la connaissance des forces invisibles ; cet œil est habituellement endormi mais la pratique de la méditation, peut l’amener à se développer.

Durant la méditation, il faut être en pleine conscience, si une pensée vient  ne pas la retenir, seul le souffle compte. Il faut laisser la pensée s’éloigner avec le souffle.

Les docteurs en neurosciences  ont découvert que la pratique régulière de la méditation apporte de nombreux bienfaits (amélioration du sommeil, diminution des états dépressifs, calme les hyperactifs). Les psychologues, les psychiatres utilisent  la méditation de pleine conscience, comme thérapie pour leurs patients.

La méditation apporte  l’apaisement de l’esprit, puis du corps, contribuant ainsi à limiter le stress tout en donnant au moi corporel la possibilité de se rééquilibrer.

Le mantra peut être  utilisé comme support de la méditation.

En  physique quantique, on reconnait que l’utilisation  du mantra produit des vibrations et sa répétition va provoquer progressivement dans l’invisible, un vortex d’énergie ou « égrégore ». Cet égrégore ou « chaine magique » nous met en relation avec toutes les autres personnes qui récitent ce mantra. Pour la récitation d’un mantra, il faut se tourner vers le chakra du cœur (anahata), lieu où l’on entend le son subtil.

Le mantra universel, c’est le  AUM, celui que l’on chante dans certains cours de yoga au début ou à la fin d’un cours.

Selon  la philosophie indienne, c’est à partir du son Aum (om) que la matière a été créée. Il contient la vibration de l’univers et sa prononciation nous met en harmonie avec la conscience universelle.

Pour Patanjali, OM (Aum) est l’expression de l’absolu. C’est la forme de l’énergie cosmique.

La répétition du son OM amène à la perception du Soi. La concentration et la vibration perçue conduisent  au calme intérieur.

Katha Upanishad III.10 « Lorsque les cinq sens de la perception réunis au mental sont au repos, lorsque l’intellect lui-même a cessé de fonctionner, alors, selon les sages, est atteint l’état suprême. »

Les pranayamas, le yoga nidra  et la récitation de mantra amènent à l’état de méditation.

K 39 Samkya «  Lorsque je me tais, les dieux parlent. Lorsque je parle, les dieux se taisent. »

Les  trois étapes  (pratyahara, dharana et dhyana)  constituent les pratiques ésotériques ou antaranga (internes) du yoga.

  • Méditation et les couleurs

Il existe  plusieurs techniques pour méditer avec les couleurs

  • la méditation sur la rosace mystique

La rosace est un symbole de la création du monde.

rosace

Observez  chaque cercle ayant chacun  une des 6 couleurs : violet, bleu, vert, jaune, orange, rouge et méditez sur chaque cercle à tour de rôle, puis sur l’ensemble de la figure.

Cette figure est d’une telle harmonie qu’en la regardant, on ressent une immense paix nous envahir.

  • méditation des couleurs de Babacar khane

  • Allongé sur le dos en shavasana, respiration lente et profonde

Ecouter les bruits les plus proches puis les plus lointains

Visualiser :

La couleur jaune des pieds aux genoux

Couleur blanche des genoux au coccyx

Couleur rouge du coccyx au cœur

Couleur obscurité du cœur à la gorge

Couleur bleue foncée/bleue claire de la gorge à la tête

Puis toutes les couleurs forment des cercles qui tournent autour du corps….

  • La méditation de l’oiseau arc en ciel

L’oiseau arc en ciel, oiseau magique, méditation yoga nidra  pour les enfants de Sophia Cantardi.

 

oiseau arc en ciel

L’oiseau de toutes les couleurs dont une plume va venir caresser chaque partie du corps ….

Méditation  que j’utilise dans les stages de yoga pour les enfants, ils l’apprécient beaucoup !

Je trouve que cette méditation est d’une belle symbolique.

En Inde, l’oiseau c’est l’esprit, l’esprit qui transmigre. Hamsa, l’oiseau migrateur, symbole d’atman, l’âme humaine.

Hamsa, c’est aussi le souffle. Quand nous respirons nous prononçons le nom de l’oiseau, à  l’expire nous prononçons le son « ham » et à l’inspire le son «  so ».

En inversant hamsa devient so’ham ce qui signifie : «  je suis cela ». La répétition de ce mantra conduit à la délivrance par la prise de conscience réelle, de l’atman, l’esprit.

La pensée «  qui suis-je ? » détruira toutes les autres pensées, et, semblable au bâton qu’on utilise pour remuer le bûcher, sera, elle aussi finalement détruite. C’est alors que surviendra la réalisation du Soi. (Sri Ramana Maharshi)

Dans la Bhagavad Gita, il est écrit : «  Lorsque l’intellect, égaré par les diverses interprétations des paroles sacrées, se tient immobile dans le samadhi, alors la réalisation de soi est proche. »

Ce chemin à la rencontre du  soi nécessite de gravir de nombreuses étapes ou marches de l’arc vers le ciel.

« (…) L’homme est comme un arc dans la main de la puissance divine (…) Quel heureux et excellent  arc est celui qui sait dans la main de qui il est ! »,  écrit  par  Rumi , philosophe soufi.

 

Conclusion :

L’arc en ciel est un  pont du ciel vers la terre. Le ciel ( purusha) se déverse sur la terre pour construire la matière (pratkriti).

Le yoga, c’est le pont entre la terre et le ciel, l’arc vers le ciel, passage de la matière (de la densité) (prakriti),  à  l’immatériel (l’immobilité)  au ciel (purusha)

Le yoga nous ramène à l’essentiel.

Quand  le corps est attelé à l’esprit, l’esprit à l’âme individuelle enfin l’âme peut se rapprocher de l’Etre universel.

Atteindre le samadhi, c’est la réalisation, atteindre l’état d’union avec soi-même, avec tous les autres  règnes (minéral, végétal et animal).

Le samadhi, terme utilisé dans la philosophie indienne se retrouve sous le nom d’éveil dans la philosophie boudhiste ou Za zen dans la philosophie japonnaise.

En occident,  depuis quelques  années, de plus en plus de personnes se tournent vers toutes ces disciplines, est-ce un phénomène de mode ou un véritable  besoin de donner du sens à sa vie ?

«  Ton esprit m’a pénétré,

Forgeant ma conscience,

Me révélant ton secret merveilleux.

Il a fait jaillir en moi

Une source de connaissance,

Une fontaine de puissance,

Un torrent d’amour et de sagesse

Semblables à la splendeur

De la lumière éternelle. »

(Fragment du livre essénien des révélations pa

 

Remerciements

 

Merci à Babacar Khane, mon maitre, pour son riche enseignement

à Annie , qui m’a permis de rencontrer le yoga de Babacar Khane

à  Nelly, mon maitre de stage, pour ses encouragements

à tous les professeurs de yoga, dont j’ai croisé la route

à Mireille, pour ses précieux conseils sur l’ayurvéda

à  Armel, ma sœur d’âme, pour la relecture

Merci  à ma famille, mes enfants, Aude, Romain, Thibaut et mes 7 petits fils  pour illuminer ma vie.

Merci à mon ami et mes amies pour leur soutien et encouragements

Merci à mes élèves pour leur participation et à thomas pour son sourire

Merci à toutes les personnes que j’ai rencontrées durant ma vie et qui m’ont fait grandir

Merci à la vie de me donner autant de bonheur

Merci  au Yoga

Bibliographie :

  • « Invitation au yoga » par yogi Babacar Khane
  • “Le yoga de la prière” par yogi Babacar Khane
  • Autobiographie d’un Yogi –Paramahansa Yogananda
  • «  yoga-sutras » de Patanjali
  • « La bhagava-gita » shrî aurobindo
  • Hatha yoga pradîpikâ, traité de hatha-yoga
  • Yoga dipika « lumière sur le yoga » par yogi Iyengar
  • « Le yoga nidra » de Satyanenda, traduction Micheline Flacq
  • « le tao king » Lao Tse
  • “les pouvoirs illimités de l’esprit” par Justin Belitz
  • « Le miracle de la pleine conscience » Thich nhat hanh
  • « Le pouvoir du moment présent » Eckhart Tolle
  • Le corps quantique de Deepak Chopra